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Robotaxis sans frontières : la course mondiale au taxi autonome en 2026
Photo: Dllu · CC BY 4.0 · Wikimedia Commons
Mobility

Robotaxis sans frontières : la course mondiale au taxi autonome en 2026

24/06/2026 · BotChronicles

Pendant des années, le robotaxi fut la technologie éternellement « prête dans deux ans ». En 2026, cette excuse a discrètement expiré. Le taxi autonome est passé du projet pilote au véritable service payant exploité à l’échelle d’une ville — et la bataille pour le dominer est désormais planétaire.

Le signal le plus net vient de Waymo, la filiale de conduite autonome d’Alphabet et leader incontesté en Occident. L’entreprise a fait état d’environ 500 000 trajets payants par semaine dans dix villes américaines au printemps 2026 — soit près du double d’un an plus tôt — avec une flotte estimée à un peu plus de 3 000 véhicules. À Phoenix, San Francisco et Los Angeles se sont ajoutées Austin, Atlanta, Miami, Dallas, Houston, San Antonio et Orlando. Waymo s’est fixé un objectif sans détour pour l’année : un million de trajets payants par semaine.

Un peloton qui s’élargit

Tesla, longtemps la voix la plus tonitruante de l’autonomie, a connu une année plus rude. Après avoir lancé un pilote de robotaxi à Austin en 2025, le constructeur s’est étendu à Houston et Dallas, mais n’exploitait, selon les sources, qu’une vingtaine de véhicules sans conducteur début juin, et plusieurs de ses lancements promis pour 2026 sont passés de dates fermes à de simples « préparatifs en cours ». L’écart avec Waymo reste, pour l’heure, considérable.

Derrière eux, le Zoox d’Amazon transforme sa navette sans volant d’une curiosité gratuite en un commerce : des trajets payants autour du Strip de Las Vegas étaient attendus vers la fin juin sous réserve du feu vert réglementaire, avec Austin et Miami en ligne de mire et un partenariat Uber pour remplir ses véhicules.

Le centre de gravité se déplace vers l’est

Le fait le plus frappant de 2026 reste l’internationalisation de la carte. Le chinois Baidu exploite son service Apollo Go dans plus de vingt villes et s’implante à Dubaï et Abu Dhabi via des partenaires. Pony.ai dit tabler sur plus de 3 500 robotaxis dans une vingtaine de villes d’ici la fin de l’année et a lancé ce qu’elle présente comme le premier service commercial de robotaxi en Europe, en Croatie. WeRide vise un millier de véhicules au Moyen-Orient. Quant à Waymo, elle a désigné Londres comme sa première région de service à l’étranger, des voitures d’essai circulant déjà, selon les rapports, à Tokyo et New York.

Rien de tout cela ne signifie que les problèmes difficiles sont résolus. Les robotaxis butent encore sur la météo extrême, les chantiers, les véhicules d’urgence et la simple économie du nettoyage et de la recharge d’une flotte fonctionnant en continu. Mais la question a changé. Elle n’est plus « le taxi sans chauffeur fonctionnera-t-il ? » mais « qui l’exploitera, dans quelles villes, et selon quelles règles ? » C’est le débat d’une industrie qui mûrit — non d’un projet de laboratoire.

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Sources

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